Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 18:41

Étant donné que ce blog donne du grain à moudre à des personnes mal intentionnées et à la curiosité maladive, j’ai décidé d’arrêter d’y écrire et d’en ouvrir un autre.

J’envoie par mail à toutes mes connaissances susceptibles de le lire l’adresse de ce nouveau blog.

Pour ceux qui le lisent et dont je n’ai pas les contacts, laissez un commentaire sur celui-ci, il me parviendra par mail, et je vous donnerai les coordonnées du nouveau.

A très bientôt!
Guylaine
Par guylaine
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 09:57
Il y a les gens que l'on appelle par leur prénom, et ceux que l'on appelle par des surnoms.
Parmi les membres du CE, mes camarades et moi en avons surnommé 2: "canard cupide" et "la daurade". Et nous ne les appelons plus que comme ça tellement cela leur va bien.
Dans les couples, il y a ceux qui s'appellent par leur prénom, et puis il y a tous les petits noms, "chéri(e)", le plus fréquent, et puis tous les autres, "minou", "bébé", "doudou", etc, etc... La palette est grande.
Le pire c'est ceux qui s'appellent "maman" et "papa", un peu comme les Chirac dans les Guignols.
Il y a tous les prénoms abrégés ou déformés, les "Jojo", les "Pierrot", les "Coco".
Ma mère a un cousin qui était connu par toute la famille comme "Pierrot", et puis quand il s'est marié avec une femme un peu snob, il a fallu l'appeler Pierre, car Pierrot faisait trop populaire.
Je n'aime pas les surnoms, à part ceux que je donne moi.....
Mon Filou, mon petit frère.
A cause de lui je ne peux pas appeler mon amoureux ainsi, car mon Filou est unique.
Mon fils a été longtemps "ma puce", et puis à l'adolescence il m'a demandé de ne plus l'appeler comme ça car devant les copains "ça craignait".
Maintenant c'est Joan, mais le plus souvent "mon fils unique et préféré".
En couple nous nous somms toujours appelé par nos prénom.
Ceux qui ont essayé de me donner du "chérie" ont été tout de suite arrêtés dans leur élan.
Seul mon Filou m'appelle "ma chérie", lui il a tous les droits.
Mes parents se sont toujours appelés "chéri(e)", j'aurais trop l'impression de reproduire un schéma connu.
Et puis cela devient tellement commun que ça finit par perdre tout son sens affectif.
Et moi j'ai été Guylou pendant toute mon enfance.
Pour mes parents et ma famille, pour la dame qui me gardait et sa famille.
Je les revois de temps en temps et ils m'appellent encore Guylou, comme si c'était vraiment mon prénom.
Bon, Daniel il m'appelle quelquefois Ginette et je l'appelle Marcel dans ces cas-là, mais c'est un jeu entre nous.
Et puis quand Béa, Cyrielle et Geoffrey ont débarqué chez moi, ils m'ont appelée Guylou, Filou a suivi.
Jean-No m'appelle Guylou.
Et ce Guylou, prononcé par ces gens que j'aime, il me fait tout doux, tout chaud.
Et il y a quelques jours, en Toscane, mon amoureux m'a appelée Guylou....
Par guylaine
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 10:32

Un dimanche de vote et de fête des mères.
Nous faisons partie des 2/5 de citoyens qui nous sommes déplacés pour voter.
Certains de nos ancêtres se sont battus, sont morts, pour que l'on ait le droit de vote, alors même si l'Europe telle qu'ils la veulent ce ne sera qu'une grande entreprise commerciale, nous nous sommes déplacés.
Je n'ai jamais raté un scrutin de ma vie, j'ai quelques fois voté par procuration, mais ce droit de vote, je l'exercerai toujours.
J'ai voté NPA car j'ai envie de donner du poids au parti auquel j'ai choisi d'adhérer.
Mon amoureux a voté écolo et c'est très bien.
Puis nous sommes allés à Istres retrouver ma famille pour le traditionnel repas de fête des mères.
Nous y sommes allés assez tôt pour pouvoir boire le café sur la place de la Mairie, comme je le faisais si souvent.
Istres le dimanche matin est très animé, beaucoup d'hommes ou d'enfants passaient avec des paquets, des bouquets de fleurs.
Il y a encore beaucoup de visages qui me sont connus, c'est quelque part un peu ma ville, même si elle n'a pas de charme particulier.
Puis nous avons retrouvé mes parents, mon fils.
Mon fils avait une carte pour chacun de nous, un diplôme de super motard pour son beau-père.
Sur ma carte il a écrit: "merci de m'avoir mis au monde toi".
Mon fils est ma merveille, la prunelle de mes yeux, et en plus, c'est quelqu'un de bien.
Nous avons longuement discuté avec mon amoureux sur la route du retour, sur les penchants naturels des enfants, sur l'influence de la façon dont on les éduque sur ces penchants.
Je crois que mon fils a un bon fond, réellement.
Et en plus mon fils a été éduqué par un père, certes parti trop tôt, et une mère, qui ont eu à coeur tous les 2 de le préparer à la vie, de lui inculquer des valeurs.
Sans doute sont-ce ces 2 choses qui font qu'aujourd'hui je peux être fière de lui.
Mon fils n'a pas été élevé dans le mensonge, et au contraire le mensonge chez nous (comme chez moi quand j'étais enfant), était proscrit.
Joan ne voulait même pas que l'on mente d'un an sur son âge pour payer 1/2 tarif à l'entrée d'un site.
Joan n'aurait jamais pu dire du mal de l'un de ses parents sous la pression de l'autre.
Bien sur il n'est pas un ange et a séché des cours, mais il ne pouvait pas le garder longtemps pour lui.
Je crains que d'autres enfants aient une vision tout à fait déformée de la vie, qu'ils pensent que mentir fait partie de la vie, et que l'on dit sa vérité, celle qui arrange.
Tant pis pour eux, la vie leur montrera à leurs dépens les méfaits du mensonge.
Un menteur n'a pas d'amis.
Et la vie sans ami, c'est du pain sans sel.
Nous sommes passés chez Daniel et Josiane, dernière fois avant l'hiver que nous voyions Daniel à Istres, puisqu'il repart pour l'Aveyron cette semaine et jusqu'à ce que le temps ne lui permette plus de travailler dans leur maison.
Josiane, avec son expérience de mère et d'institutrice de grands de maternelle, est toujours de bon conseil, et elle, comme tant d'autres, nous a dit la même chose: la mère des enfants de Philippe doit être bien malheureuse pour se comporter de la sorte.
Elle ne supporte pas d'avoir été remplacée...
Il y a des égos qui ne supportent pas grand chose.
Hier soir, après avoir revu, avec toujours autant de plaisir, "2 jours à tuer", nous avons regardé la "soirée électorale".
Une claque pour nous: le score de l'UMP. Le français serait-il un veau?
Un plaisir quand même: le score d'Europe Ecologie!
Claque pour le PS et pour le Modem.
Ils l'ont bien cherché tous les 2.
Le FN a toujours ses fidèles, hélas.
Le NPA n'a pas fait tout à fait 5%, mais c'est toujours honorable, et le Parti de Gauche s'en sort honorablement.
Et les représentants des partis y allaient de leurs arguments, de leurs remerciements...
Vivement les Guignols de l'info ce soir!

Par guylaine
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /Juin /2009 10:28
Cet après midi je siège aux Prud'hommes, et même si maintenant cela fait déjà quelques fois, j'ai toujours une boule au ventre.
Le lundi soir, à la permanence juridique de l'Union Locale CGT, je reçois des salariés en difficultés à la recherche d'aide et de conseils pour faire changer leur situation d'exploités le plus souvent.
Cet après midi je sais que je vais voir défiler des cas de salariés spoliés, harcelés, et je n'arrive pas à m'y faire.
Je suis passionnée par ce côté là du syndicalisme, mais je ne peux me faire à cette société qui encourage les patrons à pressurer toujours un peu plus leurs salariés.
Lundi, un salarié de LCL, chef d'unité de traitement administratif à Marseille, s'est suicidé.
Il parlait depuis longtemps de la pression intenable qu'il recevait du directeur du service. De son côté il était maladroit pour gérer cette pression et la faisait subir à ses subalternes.
Il s'était arrêté quelquefois pour syndrome dépressif.
Lundi il a laissé un mot à sa femme pour lui dire qu'il l'aimait.
Sa voiture a été retrouvée au bord d'un canal. Son corps a été retrouvé dans le canal.
La direction de LCL dit que ce n'est pas forcément un suicide....
Et puis si l'enquête de gendarmerie conclut au suicide, on dira qu'il avait sans doute des problèmes familiaux...
Quelle époque formidable!
Enfin, à côté de cela, mon amoureux, à qui je disais tout à l'heure par MSN que les ouvriers qui réparent le toit n'étaient pas arrivés, m'a répondu: ce n'est pas grave, on s'aime.
Et hier, je travaillais à l'agence centrale d'Aix, celle où les bourgeois aixois se prennent très au sérieux.
Habituellement les jeunes conseillers d'accueil sont des caricatures de futurs jeunes cadres dynamiques. On leur a dit pendant leurs études de commerce qu'ils étaient l'élite de la société, et ils le croient souvent.
Hier j'ai eu la bonne surprise de travailler avec 2 jeunes femmes qui ne sortaient pas du même moule et qui avaient déjà compris que LCL cherchait surtout à les presser comme des citons pour obtenir d'elles le maximum de résultats en terme de vente, et que la qualité de la vente, à laquelle elles sont attachées, importe peu.
Chez LCL, comme ailleurs, un bon vendeur ce n'est pas celui qui vend bien, c'est celui qui vend beaucoup.
Et en parlant de nous, au fil de la discussion, j'ai dit que le père de mon fils était décédé dans un accident de voiture, et que depuis j'avais pris conscience de ce que représentait la vie, et que j'en profitais sur l'instant. Claudie m'a dit que son frère était tétraplégique suite à un accident de moto, et qu'elle avait depuis la même vision des choses.
Mais faut-il vraiment que l'on ait à subir pareilles peines pour réaliser que la vie il faut la vivre? Maintenant!
Par guylaine
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 10:06
La disparition hier de l'Airbus d'Air France a remué en moi des souvenirs.
Je regardais l'émission jeu de Nagui à 12h, en attendant que la colle pour le carrelage de la salle de bains prenne et que mon amoureux finisse ses travaux et que nous puissions manger.
Une ligne est venue défiler en bas de l'écran: "nous avons perdu la trace de l'Airbus d'Air France... etc....".
Le 20 janvier 1992 au soir, j'étais devant je ne sais plus quelle émission quand une ligne s'est mise à défiler, annonçant que la trace de l'Airbus d'Air Inter effectuant la liaison Marseille/Strasbourg avait disparu.
Joël pilotait-il cet avion?
Mon ami Joël, notre ami Joël, celui que Joan appelait "le capitaine" parce qu'il avait un uniforme de pilote.
Jean-Jacques m'a dit: "il n'y aucune raison que ce soit lui, il y a beaucoup de pilotes à Air Inter".
Le N° de téléphone d'une cellule de crise s'est affiché.
Je l'ai composé un nombre incalculable de fois, toujours occupé.
Je ne pouvais pas aller me coucher sans savoir.
J'ai fini par avoir quelqu'un au bout du fil, et à la question "Joël C. était-il aux commandes?", on m'a répondu oui, c'était le co-pilote.
Choc.
Les infos ont annoncé que l'on avait retrouvé l'Airbus, écrasé sur le Mont St Odile.
Il y avait des rescapés.
Espoir infime.
Le lendemain matin j'ai rappelé pour savoir s'il faisait partie des rescapés, même si entre temps on m'avait dit que les rescapés étaient en principe à l'arrière, et que la cabine de pilotage était ce qui s'écrasait en premier.
Joël était mort.
Mon ami depuis la classe de seconde.
Ça a été ma première vraie grande peine
Par guylaine
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 17:26
Pendant que je cherchais sur le net des morceaux de musique québécoise à écouter (ah, les "cow boys fringuants"!, ils donneraient la pêche au plus découragé avec leurs chansons que j'écoute en partant au boulot, en chantant avec eux), le téléphone a sonné.
Dom souhaitait avoir les coordonnées d'Igor pour son fils Jérémie, lui aussi dessinateur.
Igor! Le fils de Daniel, l'enfant prodige, le digne fils de son père!
Igor, je l'ai connu il avait 14 ans. Il vivait avec son père, qui a été un des premiers pères de France à avoir la garde exclusive de son fils.
C'était en 1987.
Igor n'était pas passionné par les études, mais il avait de l'or dans les mains.
Quand je passais chez eux, quand ils passaient chez moi, en quelques minutes Igor avait fait quelques crobards, que mon fils a conservés précieusement.
Igor a choisi une filière artistique au lycée de Nîmes, pour avoir un bac "arts plastiques" puis il est allé dans une école spécialisée dans la BD à Bruxelles.
Le côté scolaire n'était pas fait pour lui, il a décroché un job à Lyon, chez Infogram, pour créer un jeu vidéo.
De là il est parti à Londres dans le but de pouvoir rentrer dans la boite de Jim Henson, le créateur du Muppet Show.
Il y est arrivé, son talent ouvre toutes les portes.
En 2000 il a été le créateur de la bestiole du "pacte des loups".
Puis il est parti à Los Angelès travailler pour le cinéma hollywoodien.
Ne supportant pas Los Angelès, il est revenu à Bruxelles, où il est installé maintenant, et il travaille, via internet, en direct avec la Californie.
Je me souviens d'Igor à la terrasse d'un café istréen où il avait ses habitudes, entouré de sa cour. Igor dégage un charisme difficile à décrire.
Ses cheveux bruns magnifiques jusqu'au bas du dos, ses jeans customisés à sa façon.
Je l'ai revu de loin en loin quand, de passage en Europe il faisait un saut à Istres ou dans l'Aveyron pour voir son père.
Je l'ai revu l'an dernier au mariage de Daniel et Josiane.
Il était accompagné d'Annaëlle, sa belle, actrice belge qui a déjà décroché des prix d'interprétation dans son pays.
Annaëlle, diaphane et gracile, à côté d'Igor grand et carré, avec les cheveux maintenant courts, une petite barbe, et une tenue 1900 que lui seul peut porter.
Nous avons parlé. J'ai retrouvé l'Igor de 14 ans, l'Igor de 18 ans que j'accompagnais au train pour Nîmes. Igor quoi, à la fois fier et sensible.
Igor qui fait la fierté de son père, et que je suis fière de connaître.
Par guylaine
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 15:06
Bien que cela n'ait aucun rapport avec le titre du film qui fait le titre du jour, je tenais à dire que je remerciais, ni le ciel, c'est trop vaste, ni dieu, je n'y crois pas, mais plutôt la nature et mes parents réunis, de ne m'avoir faite ni envieuse, ni jalouse, ni avide d'argent, et de savoir me satisfaire de ce que j'ai: juste assez d'argent pour vivre décemment et voyager un peu, de l'amour, de l'amitié, et être heureuse avec cela, tout simplement. Comprenne qui se sentira concerné, plus précisément, ceux qui lisent avec avidité mon blog non par amitié ou affection ou intérêt réel et humain, mais qui y cherchent "matière à histoires".

Ceci étant dit, nous avons donc vu avant hier soir, avec mon amoureux, "quelque chose à te dire", au cinéma bien sur. De toutes façons, les films, c'est au cinéma que ça se voit non?
Film sorti sans grand tapage, avec des critiques tièdes, voire mauvaises dans Télérama, mais Télérama a beau être mon hebdomadaire préféré depuis des années, ses critiques influent peu sur mes choix de films.
Nous nous attendions donc à un "petit film", qui distrairait un mercredi soir d'après CE.
Et contre toute attente, ce film m'a touchée, émue, remuée à un point que je n'aurais pas du tout imaginé.
Charlotte Rampling en mère de famille mariée depuis longtemps par intérêt et aigrie y est glaciale à souhait.
Patrick Chesnais, dont j'ai toujours beaucoup apprécié le laconisme, est parfait dans le rôle de celui qui a voulu le bonheur des siens et supporte cette femme qui ne l'aime pas, et qui un beau jour décide qu'il a le droit de vivre en dehors de cet étouffoir familial.
Pascal Elbé très bon en hypocondriaque qui somatise la peur de déplaire à son père.
Mathilde Seigner, grande gueule comme toujours.
Et puis Olivier Marchal, ancien flic en réalité, flic dans le film, qui a réalisé "36 quai des orfèvres".
Peut-être parce que je l'avais catalogué flic, et comme je n'ai pas une sympathie énorme pour les gens à casquette, ce "nouvel acteur" ne m'attirait pas beaucoup.
Et bien là il m'a bluffée, il m'a retournée, émue, énormément.
Lui, plus les autres cités plus haut, m'ont fait passer un excellent moment de cinéma.
J'aurais vraiment du mal à vivre sans cinéma.
Par guylaine
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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 22:45
Et une manif de plus, une.
La 3ème de l'année à Marseille (celle de Gap le 1er mai, on y est allés, un peu tard, c'était les vacances, pas de réveil...).
Pas une grosse manif, pas une grande animation, si on enlevait les 95% de militants CGT, ç'aurait juste été un petit rassemblement.
Mais la CGT, justement, y est, et moi je suis fière d'y être.
D'y être comme dans une famille.
De retrouver à l'occasion des manifs les camarades de l'union locale d'Aix, ceux de la fédération des banques et assurances, ceux que j'ai connus en stages de formation, mes camarades conseillers prud'hommes, et des personnes que je ne m'attends pas à  voir, et dont je suis heureuse d'apprendre que nous avons la même sensibilité, la même envie de faire bouger les choses.
Manif avec Bernard, Nème manif avec Bernard, mon ami-camarade.
A lui le drapeau à moi le parapluie.
Puis, fatigués mais contents, un déjeuner ensemble, avant de passer un moment dans son local syndical marseillais pour "faire le point".
Puis passage à la Fnac, le code du travail 2009 est sorti, ainsi que d'autres parutions...
Et chez Somewhere, une robe, oui, une robe, moi la porteuse de jeans.
Un pot sur le port avant de reprendre la voiture.
Bien, contente de faire partie de cette famille depuis plus d 5 ans maintenant, d'y connaître de + en + de gens intéressants
Par guylaine
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 09:48
Samedi c'était l'anniversaire de Loïc.
Je m'en souviens facilement car c'est aussi l'anniversaire de mon père.
Je lui ai envoyé un texto lui souhaitant un bon anniversaire et lui demandant de ses nouvelles.
En fin d'après-midi il m'a appelée.
Égal à lui-même: débordé, en colère contre ses supérieurs, en pleine formation pour aller toujours plus haut dans le corps des sapeurs pompiers des Alpes Maritimes.
C'est un révolté de nature, je crois que j'aime ça.
Au bout d'un moment je lui ai demandé comment il allait lui, personnellement et dans sa vie.
Je lui ai demandé s'il était devenu papa depuis notre dernier coup de fil qui devait remonter à un an au moins.
Et là il m'a annoncé qu'il était papa depuis 3 semaines.
Sans trouble apparent.
J'ai eu du mal à le faire parler de son bébé, un garçon, sage pour l'instant.
Et il m'a dit: "je pensais que l'on passait peut-être à côté de quelque chose si l'on n'avait pas d'enfant".
Certes je suis en total accord avec lui.
Si ne pas avoir d'enfant épargne les angoisses, les soucis, les peurs que connaissent tous les parents, c'est aussi passer à côté d'émotions et de joies que seul un enfant peut apporter.
Le premier sourire que Joan m'a fait est encore gravé dans ma tête.
Et vendredi soir quand il m'a serrée longuement dans ses bras en me disant au revoir, j'étais la plus heureuse au monde.
Mais j'ai repensé au Loïc d'il y a 11 ans, quand nous vivions quelque chose de fort.
Quand je lui disais que je ne pourrais jamais lui donner d'enfant, car j'avais 42 ans et lui 26.
Qu'il me disait que ce n'était pas un problème, qu'il n'y tenait pas.
Et que finalement cet enfant il en a eu envie, il en a ressenti le besoin.
Au moins j'ai la certitude que, même si cela a été extrêmement douloureux, j'ai bien fait d'arrêter notre histoire.
Je n'aurai plus cette pensée qui venait quelquefois: "et si l'histoire avait continué, où en serions nous?".
Il est papa, heureux.
Je suis heureuse avec l'homme que j'aime depuis bientôt 4 ans.
Tout va bien.
Par guylaine
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Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 10:27
Hier soir j'ai regardé, comme souvent le samedi soir "on n'est pas couché", l'émission de Laurent Ruquier.
Souvent je m'en lasse très rapidement car je trouve le début avec "ceux qui ne sont pas venus", et les parodies qui vont avec, un peu lourd.
Mais hier soir Bernard Giraudeau était là, j'ai donc fait du sudoku pour patienter jusqu'à lui.
Bernard Giraudeau, pour moi, c'est un grand bonhomme.
Il a été un des plus bel acteur des années 80.
Le Giraudeau des "spécialistes" était une pure merveille de beauté masculine.
Il n'en a jamais perdu sa simplicité pour autant.
Il est maintenant vieilli, les traits fatigués par la maladie, et il se dégage toujours de lui une beauté troublante, sans doute parce que ce n'est pas que de la beauté, mais le récit d'une vie que l'on peut lire sur son visage.
Cet homme a tous les talents.
Celui d'acteur bien sur ("rue barbare", "les longs manteaux", "le ruffian", "ridicule" et tant d'autres).
Celui de metteur en scène.
Celui d'écrivain.
Le talent d'un homme qui a vécu, qui a bourlingué, qui s'est perdu dans le monde.
Quand Joan était petit, il écoutait les contes pour enfants que Giraudeau avait enregistrés en Amérique Latine pour ses enfants, cela le passionnait et l'amusait.
Giraudeau a eu une palette de rôles impressionnantes.
Des films légers comme "Bilitis", des films comiques comme "viens chez moi, j'habite chez une copine" (ah! la musique de Renaud et les dialogues de Michel Blanc...), des films d'action comme "les spécialistes", et des films profonds comme "ridicule", "le fils préféré".
Et puis ces 2 films où ses rôles sont troublants: "une affaire de goût" et "gouttes d'eau sur pierres brûlantes", qui m'ont beaucoup marqués, et où il est d'une telle justesse dans le cynisme.
Giraudeau n'a jamais fait parler de lui pour sa vie privée, on sait qu'il a été le compagnon d'Anny Duperey, mais on ne l'a jamais vu en couverture de Gala pour autant.
Il est simple, il est vrai, il parle de sa maladie sans tabou mais sans donner à satisfaire les voyeurs, surtout pour aider ceux qui souffrent.
C'est un grand bonhomme. 
Par guylaine
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